Depuis Antigone, qui défia l’autorité de Créon afin d’offrir une sépulture à son frère, et jusqu’au récit coranique autour du fratricide originel commis par Caïn, le fils d’Adam et Ève, auquel Dieu envoya un corbeau qui s’employa à gratter le sol pour lui montrer comment ensevelir le corps de son défunt frère, le rituel funéraire s’annonce exigeant.

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La ritualité autour de la perte confirme que les hommes ne sont pas faits pour mourir seuls. Mais cette quête de la belle mort bute souvent sur l’incertitude et l’ambiguïté que suscitent certains contextes contemporains.

Plusieurs siècles ont passé et la pandémie de Covid-19 stimule à nouveau les débats autour du besoin de ritualisation devant la mort. La réalité se révèle à nous au travers de conduites individuelles bravant l’interdiction édictée par les États d’ensevelir le corps conformément aux traditions établies. Nous tenterons de déchiffrer ce qui apparaît, en tout lieu, comme un phénomène de « réparation » psychique assez singulier. Face au vide symbolique, certains privilégient la médiation, par la force. […]

 

Article publié le 11/08/21 dans The Conversation par Frida Benattia, psychologue clinicienne et chercheuse en psychanalyse et psychopathologie à l’IHSS.

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